L’Opportunité de la Décennie ? (bis)

10 ans après la précédente opportunité de la décennie (Bank Of America qui s’échangeait alors au quart de sa valeur comptable et au tiers de sa valeur comptable tangible), voici celle d’aujourd’hui : une entreprise 100 % française et l’un des leader sur son marché en Europe.

Cette fois, c’est à vous de la trouver ! Mais voici quelques indices qui, assurément, rendront votre tâche facile.

Après une dynamique de forte croissance de son chiffre d’affaires depuis 15 ans, notre pépite délivre une croissance stratosphérique de ses résultats, et ce n’est sans doute pas prêt de s’arrêter.

Et pourtant, son prix en bourse est celui d’une société en décroissance !

Résultats semestriels

Sur les 6 premiers mois de son exercice fiscal, l’entreprise a affiché une croissance forte sur tous les indicateurs importants :

Chiffre d’affaires : 88,4 M€, en croissance de +72% ;
Marge d’Ebitda ajusté : 14,3%, en hausse de +9,2 points pour un EBITDA en hausse de 381% à 12,6 M€, soit déjà 26% plus que celui de l’année 2020 ;
Résultat opérationnel : 11,5 M€, en progression de 586% ;
Résultat net : 8,1 M€, en augmentation de +712% ;
Trésorerie : 25,4 M€, en amélioration de +41% ;

Ces résultats en font l’entreprise avec l’une des plus fortes croissances de la cote française.

Au cours de bourse récent, elle cote à 6,7 fois son EBITDA des 12 derniers mois glissants et à peine plus de 5,7 fois notre estimé de son EBITDA sur l’exercice 2021.

L’entreprise a très peu de capex et l’EBITDA est donc un bon indicateur de sa capacité à générer du cash.

Cotation absurde

Cette cotation implique qu’il s’agit d’une entreprise en décroissance, alors que la société a toujours affiché une croissance à deux chiffres de son chiffre d’affaires, même pendant la crise des subprimes.

Nous pensons donc qu’il s’agit d’une forte anomalie de marché et qu’il n’y a jamais eu de meilleur moment pour acheter ses actions.

Même si le cours de bourse semble proche de ses plus hauts, les fondamentaux ont bien plus avancé que le cours.

Ils sont meilleurs que jamais pour le e-commerce et la valorisation de l’entreprise est plus basse que jamais en termes de multiples d’EBITDA, d’EBIT, de résultat net et de cash-flows !

Ces fondamentaux solides et en croissance devraient persister sur le long terme : la part de marché de l’entreprise sur le marché français est estimée à seulement 0,7% et sa part de marché en Europe est estimée à seulement 0,018 %.

Il y a donc encore beaucoup de marché à prendre. Notons que le marché n’a même pas besoin de croître pour que l’entreprise puisse continuer sa croissance : acheter ses produits sur Internet offre plus de choix et est beaucoup moins cher que d’acheter dans un magasin traditionnel.

La migration des consommateurs vers Internet dans son secteur d’activité devrait donc se poursuivre naturellement.

Comment expliquer l’existence de l’aberration ?

La société est peut-être délaissée sur le marché car il y a encore très peu d’investisseurs institutionnels et de long terme au capital et qu’elle est principalement échangée par des investisseurs intéressés par les gains à court-terme et frileux lorsque les cours de bourse baissent.

Les volumes de trading aujourd’hui ridicules semblent aller dans le sens de cette interprétation.

A terme, les résultats de la société ainsi que les hausses importantes et ininterrompues de son dividende devraient forcément attirer plus d’investisseurs ou un acquéreur potentiel (tel que son concurrent américain Wayfair par exemple).

Seul un analyste a pour le moment initié le suivi de la valeur et son objectif de cours est de 25,4 euros alors qu’il estime que l’entreprise fera un résultat net de 9 millions d’euros en 2021.

Or la société a déjà produit 8,1 millions d’euros de résultat sur les 6 premiers mois.

Cette estimation est donc sûrement trop basse et on peut en dire autant de l’objectif de cours.

Si l’entreprise cotait à un multiple comparable à celui des sociétés en faible croissance sur le marché US ou même européen, son cours serait déjà trois fois plus haut !

Si elle cotait à un multiple tel que ceux accordés aux sociétés en forte croissance, il serait bien plus haut que cela (5 à 10 fois plus haut peut-être ?).

Une entreprise que nous voulons posséder sur le long terme

Nous nous plaçons ici dans une optique de long terme et suivons les fondamentaux de cette société à forte croissance avec une grande attention.

Nous pensons toujours qu’elle va finir par délivrer une performance conforme à ses fondamentaux car les profits sont, dans leur grande majorité, reversés aux actionnaires en dividendes, ce qui facilite grandement l’analyse de la performance de l’entreprise et la rend naturellement attractive pour les investisseurs cherchant un rendement.

Mais même avec ce retard sur ses fondamentaux, nous avons pour le moment plus que doublé notre capital sur cet investissement depuis que nous avons commencé nos achats en septembre dernier.

Si les fondamentaux suivent toujours, voire continuent de progresser, notre attente sera sans doute encore une fois généreusement récompensée : c’est pourquoi nous continuons aujourd’hui à investir massivement dans cette très belle entreprise !

P.S. :

Nous pouvons profiter de l’occasion pour saluer chaleureusement les théoriciens de l’efficience des marchés (et les autres issus de toutes les disciplines pseudo-scientifiques qui prolifèrent par les temps qui courent). C’est une vraie chance qu’ils existent, non seulement pour amuser la galerie, mais en plus pour offrir des opportunités. Rassurez-vous, nous ne discriminons personne, car sommes nous aussi des théoriciens du dimanche : quoi de plus distrayant pour un cerveau qui ne peut que sortir des pensées, ignorant de sa propre ignorance ?

Pour ceux qui peuvent avoir un plan d’épargne mensuel, c’est peut-être une bonne idée vis à vis des alternatives indicielles qui pricent une croissance soutenue d’entreprises en moyenne de qualité très inférieure à celle-ci (mais c’est toujours à vous de voir ce que vous faites avec votre argent !).

Mais attention, ce faisant, vous perdez l’opportunité de diversifier votre portefeuille avec un tas de bouses totalement over-pricées et courez le risque de gagner plus d’argent que les gens (officiellement, et d’après eux-mêmes) les plus efficients au monde.

Au passage, dans l’hypothèse où l’entreprise continuerait à verser au moins la moitié de ses profits en dividendes (très probable vu l’endettement de la maison mère et les promesses passées du management), le rendement cette année serait de l’ordre de 5% au cours du jour (et bien plus que cela pour les actionnaires historiques).

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