Un temps pour tout

Un temps pour se lamenter et un temps pour danser; un temps pour pleurer et un temps pour rire; un temps pour naître et un temps pour mourir.

Robert Herman “Bob” Benmosche — le pugnace et charismatique dirigeant d’AIG de 2009 à 2014 — est décédé vendredi dernier.

Parcours Météorique

Issu d’une famille de réfugiés juifs lituaniens, le jeune Robert — né en 1944 à Brooklyn et parti de rien — avait commencé à travailler comme chauffeur livreur chez Coca-Cola Enterprises. Une maîtrise de mathématiques et trente années plus tard, on le retrouvait Président et CEO de Metlife (l’une des plus grandes et prestigieuses compagnies d’assurance au monde).

En 2009, il est dans l’urgence rappelé de sa retraite par le directoire d’AIG et le Trésor américain, tous deux certains qu’il est le seul capable de remettre sur pied le titan de l’assurance — alors au fond du gouffre après le désastre des subprimes et les pertes abyssales qui suivirent.

Non seulement Benmosche a-t-il effectivement redressé la compagnie, mais en plus a-t-il orchestré le repaiement au Trésor de 205 milliards de dollars (soit un bénéfice de 23 milliards pour le contribuable, en plus des 182 milliards du plan de sauvetage initial) en à peine vingt-huit mois — un exploit qui lui vaudra le respect de ses adversaires même les plus intraitables.

Le curriculum du personnage a sans doute sensiblement pesé sur notre décision d’investir dans AIG en 2012 (l’une des positions phares de notre portefeuille, encore aujourd’hui).

Talent, courage, abnégation, sens de l’équité, partir de tout en bas pour arriver tout en haut : voilà qui résonne avec le parcours, les valeurs et les aspirations de chacun des quatre auteurs de l’Investisseur Français, unis pour saluer la mémoire d’un personnage hors du commun.

Portefeuille

Sur une note plus joyeuse, car il en faut aussi : notre portefeuille boursier s’apprécie de +231,88% depuis son lancement en septembre 2011. Nous avons liquidé notre investissement dans Exelis (après avoir triplé notre capital) à la suite de l’annonce du rachat de la société (par Harris Corporation), et renforcé nos meilleures convictions du moment.

Toutes nos entreprises en portefeuille demeurent largement sous-évaluées (du moins le pensons-nous), malgré de remarquables fondamentaux et un marché qui ne cesse de monter. Nous essayons de confier notre capital a des dirigeants d’exception — de la trempe de Robert Benmosche.

Patience et longueur de temps (car il y en a un pour tout) feront mieux que force ni que rage.

Le rapport de gestion complet est ici.

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