Analyse Business et Décision

Présentation

Business et Décision est une entreprise de conseil et d’intégration (autrement dit une société de services) spécialisée dans la Business Intelligence et la relation client (CRM).

L’entreprise a beaucoup grossi par acquisitions. La chose peut faire sens (Alten, Aubay ou encore Neurones ont démontré qu’il est possible de créer beaucoup de valeur dans le temps par des acquisitions relutives) mais Business et Décision a sans doute voulu aller trop vite en besogne et a surpayé ses acquisitions avant la crise des subprimes : sa rentabilité s’est effondrée depuis.

De 2006 à fin 2015, l’entreprise a généré une dizaine de millions d’euros de cash. Sans les acquisitions, on peut penser qu’elle aurait généré une quarantaine de millions (il suffit de retraiter partiellement ou totalement les incidences de variation de périmètre de l’entreprise pour en avoir une idée).

Du fait d’une situation de trésorerie nette devenue tendue après la crise des subprimes, l’entreprise a dû faire recours au factoring pour pouvoir financer son activité (pourtant très légère en investissements), et y fait toujours recours. C’est d’ailleurs assez étonnant si l’on croit dans les chiffres de génération de cash publiés au cours des dernières années et peut laisser penser qu’ils seraient considérablement pires sans cela.

Depuis le décès du fondateur de l’entreprise, une nouvelle direction (promue en interne) est en place. Des engagements de financement ont été pris auprès de partenaires bancaires pour financer la croissance de l’activité d’ici 2020.

Il est difficile de dire si ces financements seront rentables au vu de l’historique.

 

A quel prix se transige Business et Décision ?

Avec 7 882 975 actions au prix de 6 euros, la capitalisation boursière ressort à environ 47 millions d’euros.

Ce chiffre est supérieur à la génération de cash potentielle que l’entreprise aurait pu obtenir au cours des 10 dernières années, même sans avoir recours aux acquisitions.

Il est très supérieur à la valeur réellement créée pour les actionnaires.

Sur ces bases, un investissement dans Business et Décision pourra avoir une rentabilité supérieure à 10% par an seulement si le groupe est capable de fournir une croissance rentable et démultiplie la valeur créée pour les actionnaires sur les 10 années qui viennent.

 

Conclusion

Le pari ainsi formulé semble risqué pour l’investisseur prudent : en effet, les résultats de 2016 semblent augurer une consommation de cash et les hypothèses de succès sont fortes pour une société qui semble intéressée à augmenter sa taille dans un contexte où il est de plus en plus difficile de produire des acquisitions relutives.

Il est rappelé (si nécessaire) que L’Investisseur Français ne cherche pas à prédire l’évolution d’un cours de bourse à court terme (souvent aléatoire), mais à déterminer la véritable valeur d’une entreprise.

Cette analyse reflète la seule opinion de son auteur : elle n’est pas une recommandation d’achat. L’équipe de l’IF décline toute responsabilité concernant les développements (favorables ou défavorables) d’un investissement dans l’entreprise présentée; chaque lecteur est maître de ses décisions. A date de publication, l’auteur ne possède pas d’actions de l’entreprise présentée.

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