Analyse Brasseries du Cameroun

Présentation

Brasseries du Cameroun est le premier producteur de bière camerounais. Elle fait également de l’importation sur certaines marques.

Par ailleurs, elle commercialise des boissons gazeuses (Coca Cola notamment) et des sirops et de l’eau.

La production de boissons alcoolisées n’est (malheureusement) pas un business aussi attractif que Coca-Cola, d’autant plus lorsque l’Etat camerounais applique des excises de plus en plus importantes.

En employant 260 millions d’euros de capitaux propres (comptabilisés en francs CFA dans les rapports), l’entreprise a sorti en 2015 un résultat net de 23,7 millions d’euros de bénéfices, ce qui est assez décevant (retour de 9,1% sur capitaux propres).

A la décharge de l’entreprise, cela est fait sans levier, dans un contexte de hausse des taxes sur les ventes de boissons alcoolisées, de guerre des prix apparemment féroce avec les concurrents (Guiness et UCB sur la bière et Source du Pays sur l’eau) où Brasseries du Cameroun a choisi de conserver une marge décente.

La pression concurrentielle a cependant inévitablement amené des décisions de baisse des prix, divisant (presque) par deux le profit de 2015 par rapport à celui de 2014.

Les concurrents gagnent des parts de marché, et cette pression est donc susceptible de continuer (Brasseries du Cameroun a d’ailleurs annoncé des baisses de prix de 20% sur sa gamme de boissons gazeuses TOP pour reprendre le leadership sur le segment).

Il est difficile de dire si ces difficultés sont temporaires ou permanentes, tant la puissance d’un concurrent comme Guiness (dont les budgets sont particulièrement importants au niveau groupe vis-à-vis de deux de Brasseries du Cameroun) peut être difficile à contenir dans le temps.

A quel prix ce business est-il proposé en bourse ?

Avec 5 736 363 actions en circulation au cours de 110,2 EUR, la capitalisation boursière ressort à 632,15 millions d’euros. Elle représente 2,43 les capitaux propres de l’entreprise et 26,7 fois ses profits.

Conclusion

A priori, rien ne justifiera une telle valorisation pour un investisseur prudent.

Seul un investisseur optimiste sur une perspective de forte croissance de l’entreprise (qui pourrait par exemple venir d’un relâchement fiscal sur les boissons alcoolisées ou une détente du contexte concurrentielles – deux hypothèses a priori optimistes) pourrait envisager un tel investissement.

Pour information, le franc CFA présente une parité fixe contre l’euro, garantie par le Trésor Public français.

Il est rappelé (si nécessaire) que L’Investisseur Français ne cherche pas à prédire l’évolution d’un cours de bourse à court terme (souvent aléatoire), mais à déterminer la véritable valeur d’une entreprise.

Cette analyse reflète la seule opinion de son auteur : elle n’est pas une recommandation d’achat. L’équipe de l’IF décline toute responsabilité concernant les développements (favorables ou défavorables) d’un investissement dans l’entreprise présentée; chaque lecteur est maître de ses décisions. A date de publication, l’auteur ne possède pas d’actions de l’entreprise présentée.

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