Analyse Bourbon

 

BOURBON fournit des prestations de services maritimes à l’offshore pétrolier et gazier. Leur métier consiste à louer des navires et des équipes spécialisés aux entreprises pétrolières.

Au 30/06/2016, la situation financière de Bourbon est la suivante :

Actifs courants : 902,7 millions d’euros

Passifs courants : 1051,8 millions d’euros

La trésorerie de 314,4 millions d’euros et les créances de 444,4 millions d’euros suffisent à peine pour rembourser la part à moins d’un an des emprunts et dettes financières (363,6 millions d’euros) et les concours bancaires à court terme (291,8 millions d’euros). Cependant, il faut aussi payer les dettes fournisseurs, ce qui rend la situation de liquidité critique.

Par ailleurs, Bourbon doit également pouvoir servir une dette financière à long terme de 1,1 milliards d’euros en plus de ses dettes financières à court terme.

Les dettes financières représentant plus que ses capitaux propres, elle devra soit vendre des actifs, soit générer des cash-flows pour pouvoir survivre.

Si elle opte pour la vente d’actifs, Bourbon doit espérer les vendre au moins à leur valeur comptable portée au bilan pour pouvoir servir correctement sa dette. Or il est loin d’être certain que l’entreprise puisse le faire car son marché est actuellement en surcapacité et les taux d’occupation des navires ne font que baisser.

Quelle est la situation du côté des cash-flows ? La capacité d’autofinancement du business varie entre 220 et 340 millions d’euros depuis 2010. Même en supposant que la société n’ait pas besoin d’investir du tout pour maintenir son business (hypothèse aberrante), elle aurait besoin de 5 ans de capacité d’autofinancement pour servir sa dette nette (d’environ 1,45 milliards d’euros).

Or, à fin 2015, l’immense majorité des échéances était à moins de 5 ans.

Ainsi, la situation financière de Bourbon apparaît trop tendue pour qu’un investisseur prudent puisse envisager d’acquérir des parts de l’entreprise, car le risque que son sort dépende du bon vouloir de ses créanciers est trop important.

 

Il est rappelé (si nécessaire) que L’Investisseur Français ne cherche pas à prédire l’évolution d’un cours de bourse à court terme (souvent aléatoire), mais à déterminer la véritable valeur d’une entreprise.

Cette analyse reflète la seule opinion de son auteur : elle n’est pas une recommandation d’achat. L’équipe de l’IF décline toute responsabilité concernant les développements (favorables ou défavorables) d’un investissement dans l’entreprise présentée; chaque lecteur est maître de ses décisions. A date de publication, l’auteur ne possède pas d’actions de l’entreprise présentée.

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