Analyse Artprice

Présentation de Artprice

Artprice est une plateforme qui regroupe des données sur les enchères dans le monde de l’art : Notamment les résultats de celles qui sont passées, le calendrier de celles à venir et les tendances du marché.

Artprice vend des abonnements pour accéder à ces données pour des tarifs à partir de 233 euros par an.

A 12,2 euros par action, Atrprice.com affiche une capitalisation boursière de 82,21 millions d’euros.

Un résultat net de moins de 800 mille euros justifie difficilement un tel niveau de cotation. Par ailleurs, le résultat affiché surestime considérablement le cash réellement généré par l’entreprise : en effet, ce dernier est partiellement consommé par l’augmentation considérable du BFR et d’investissement nettement supérieurs aux amortissements.

L’investisseur expérimenté s’intéressera spontanément à la nature de l’augmentation du BFR : elle s’explique par celle de l’augmentation du poste « autres actifs courants », le poste majoritaire de l’actif courant de l’entreprise.

En allant voir le détail de ce poste dans les notes de pied de page, on trouve qu’il s’agit « d’autres créances », et aucune explication n’est donnée dans le rapport à ce sujet.

L’expérience enseigne qu’il n’est jamais contre-indiqué d’éviter ce type de situations où le résultat net publié est consommé dans l’augmentation d’actifs que l’on ne comprend pas (cf. la mésaventure des actionnaires Let’s Gowex par exemple, dont le résultat net allait dans un actif appelé « existencies » et qui portait manifestement mal son nom).

Cela empêchera un investisseur prudent d’acheter des actions Artprice quoi qu’il arrive. Nul ne devrait investir dans ce qu’il ne comprend pas

Note : le rapport annuel de l’entreprise passe beaucoup de temps à se plaindre de la baisse du cours de bourse depuis ses plus hauts historiques qui serait liée à des annonces diffamantes des régulateurs français du Conseil des Ventes Volontaires (qu’Artprice accuse de défendre le statut de commissaires-priseurs sous la pression du lobby).

Il convient de se demander, d’une part, si un rapport annuel sur les activités de l’entreprise est le meilleur endroit pour des discussions sur le cours de bourse.

D’autre part, ces constats montrent qu’il est possible que l’existence même de l’activité puisse se retrouver menacée par la régulation des ventes aux enchères en France (même si celle-ci serait, d’après la société, contraire aux règles de l’Union Européenne).

Pour y faire face, Artprice envisage de coter sa filiale américaine, voire de déplacer son siège à l’étranger. Toutefois, la société est soumise au risques judiciaires et pourrait se voir assigner des amendes en dizaines de millions d’euros en France (même si le droit européen serait de son côté d’après elle).

L’entreprise présente également d’autres risques juridiques et opérationnels clairement explicités dans son rapport annuel.

Il est rappelé (si nécessaire) que L’Investisseur Français ne cherche pas à prédire l’évolution d’un cours de bourse à court terme (souvent aléatoire), mais à déterminer la véritable valeur d’une entreprise.

Cette analyse reflète la seule opinion de son auteur : elle n’est pas une recommandation d’achat. L’équipe de l’IF décline toute responsabilité concernant les développements (favorables ou défavorables) d’un investissement dans l’entreprise présentée; chaque lecteur est maître de ses décisions. A date de publication, l’auteur ne possède pas d’actions de l’entreprise présentée.

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